Le film Blow (2001), réalisé par Ted Demme et mettant en vedette Johnny Depp dans le rôle du trafiquant de drogue George Jung, n’est pas seulement une plongée dans l’ascension et la chute d’un empire de cocaïne aux États-Unis des années 1970-1980 ; c’est aussi une œuvre où la musique joue un rôle central, capturant l’essence d’une époque marquée par l’excès et la contre-culture. La bande originale, une compilation éclectique de titres rock, funk et soul des années 1950 à 1970 (avec un titre moderne), reflète parfaitement les thèmes du film : l’euphorie de la réussite, les dangers de l’addiction et la nostalgie d’une Amérique en mutation.
Composée par Graeme Revell et enrichie de chansons emblématiques comme « Can’t You Hear Me Knocking » des Rolling Stones ou « That Smell » de Lynyrd Skynyrd, cette soundtrack n’est pas qu’un accompagnement sonore ; elle est un personnage à part entière, amplifiant les montages dynamiques et les moments introspectifs du récit. Dans cet article, nous explorerons les chansons phares et leurs descriptions, pour comprendre comment cette B.O. a contribué au succès critique et culturel de Blow.
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Blow Soundtrack – Graeme Revell
Tableau des chansons de la BO de Blow (2001) de Ted Demme avec Johnny Depp, Penelope Cruz, Ethan Suplee, Franka Potente, Rachel Griffiths et Ray Liotta
| Chanson | Artiste(s) | Description rapide |
|---|---|---|
| Can’t You Hear Me Knocking | The Rolling Stones (YouTube) | The Rolling Stones, pionniers rock britannique (Mick Jagger & Keith Richards), funk-rock épique de Sticky Fingers (1971), pour une vibe rebelle et introspective dans les excès de George Jung, avec un jam de guitare iconique |
| Rumble | Link Wray | Link Wray, guitariste rockabilly américain des 50s (1929-2005), instrumental primal de 1958, pour une tension rebelle et les riffs power chord qui hantent les voyages et les risques |
| Glad and Sorry | Faces | Faces (Ronnie Lane), rock britannique des 70s, titre soulful de Ooh La La (1973), pour des émotions mixtes de joie et de regret, évoquant les hauts et bas de la vie de trafiquant |
| Strange Brew | Cream | Cream (Eric Clapton, Jack Bruce, Ginger Baker), blues rock psychédélique de 1967, pour une mauvaise aventure amoureuse métaphorique (bad trip), avec un guitar work virtuose |
| Black Betty | Ram Jam | Ram Jam, hard rock américain des 70s, reprise primitive de 1977, pour une énergie primal et rythmée dans les courses et les nuits folles |
| Blinded by the Light | Manfred Mann’s Earth Band | Manfred Mann’s Earth Band, reprise rock de Bruce Springsteen (1976), pour une confusion juvénile et les lumières aveuglantes de la gloire |
| Let’s Boogaloo | Willie Rosario | Willie Rosario, percussionniste salsa portoricain, groove dansant de 1966, pour une invitation à bouger et les fêtes latines contrastant le danger |
| Keep It Comin’ Love | KC & The Sunshine Band | KC & The Sunshine Band (Harry Wayne Casey & Richard Finch), disco funk de 1977, pour une persistance amoureuse et les excès festifs |
| Yellow World | J Girls | J Girls (Kousuke Ami & Go Misawa), lounge rock japonais des 70s, pour un monde jaune et psychédélique dans les hallucinations des voyages |
| That Smell | Lynyrd Skynyrd | Lynyrd Skynyrd (Ronnie Van Zant & Allen Collins), southern rock de 1977, avertissement sur l’odeur de la mort et les excès, avec un ton sombre et riffy |
| All the Tired Horses | Bob Dylan | Bob Dylan (1941-), folk minimaliste de Self Portrait (1970), pour une fatigue profonde et les chevaux épuisés, évoquant l’épuisement du trafiquant |
| Can’t You See | The Marshall Tucker Band | The Marshall Tucker Band (Toy Caldwell Jr.), southern rock de 1973, ballade de chagrin d’amour, pour les départs et les regrets avec un solo de flûte mémorable |
| Push & Pull | Nikka Costa | Nikka Costa (Nikka Costa & Justin Stanley), soul rock de 2005, pour les tensions push-pull de la vie, avec une énergie dynamique |
| Buzz, Buzz, Buzz | The Hollywood Flames (YouTube) | The Hollywood Flames (Bobby Day & John G. Dolphin), doo-wop américain des 50s, pour un buzz buzz et les vibrations électriques des débuts |
| Manhattan Beach 69 | Money Mark | Money Mark (Mark Ramos Nishita), producteur hip-hop californien, track lounge de 1996, pour une plage Manhattan et les vibes 60s ironiques |
| Be My Lady | Birds & Brass | Birds & Brass (Keith Roberts), instrumental lounge des 60s, pour une dame et les invitations séductrices |
| Flor De Mexico | The Hottest Mariachi in Mexico | The Hottest Mariachi in Mexico (Emilio Gutierriez), mariachi mexicain, pour une fleur du Mexique et les racines latines du trafic |
| Las Perlitas | The Hottest Mariachi in Mexico | The Hottest Mariachi in Mexico (Francisco Cardenas Flores), mariachi joyeux, pour des petites perles et les trésors cachés |
| Cool Yule | Louis Armstrong and The Commanders (YouTube) | Louis Armstrong and The Commanders (Steve Allen), jazz Noël de 1949, pour un yule cool et festif, contrastant les excès |
| Tequila Con Limon | Los Juniors (YouTube) | Los Juniors (Manuel Esperón & Ernesto Cortázar), mariachi mexicain, pour une tequila et les nuits mexicaines |
| Tu Cabeza En Mi Hombro | Enrique Guzmán | Enrique Guzmán (Paul Anka), rock mexicain des 60s, pour une tête sur l’épaule et les moments intimes |
| Little Ditty | Paul Wagner | Paul Wagner, folk américain, pour une petite ritournelle et les anecdotes personnelles |
| Sort Of Soul | Birds & Brass (YouTube) | Birds & Brass (Keith Roberts), lounge soul des 60s, pour une âme triée et les réflexions |
| It Ain’t Me Babe | Bob Dylan (YouTube) | Bob Dylan, folk de 1964, pour une non-moi babe et les refus amoureux |
| Sneaky | Money Mark | Money Mark, track sneaky lounge de 1996, pour une discrétion et les approches furtives |
| Pretty Boy Floyd | Woody Guthrie | Woody Guthrie (1912-1967), folk de 1940, pour un bandit pretty et les légendes criminelles |
| Score de Blow (2001) (pas de titres sortis officiellement) | Graeme Revell (YouTube) | Graeme Revell, compositeur néo-zélandais oscar-nominé (The Crow, Streetfighter), score orchestral suspense et rock de 2001, jamais publié commercialement, mêlant thèmes funky et tension urbaine pour les voyages de George Jung, amplifiant les hauts et bas du trafic avec des cuivres dynamiques et des riffs blues |
Note: Écoutez les chansons individuelles de la BO de Blow (2001) sur Spotify, Apple Music ou Deezer. La musique composée par Graeme Revell n’a jamais été officiellement publiée sous forme d’album commercial. Cependant, des extraits rares de ce score circulent sur YouTube intégrés ci-dessous.
Blow soundtrack (rare) by Graeme Revell
The Rolling Stones – Can’t You Hear Me Knocking – Blow Soundtrack
Ram Jam – Black Betty (Official Video)
Blow (2001) Official Trailer – Johnny Depp, Penelope Cruz Movie HD
Musique: 1) Manfred Mann’s Earth Band – Blinded by the Light 2) Ram Jam – Black Betty 3) The Rolling Stones – Can’t You Hear Me Knocking
Trailer et vidéos à voir sur YouTube:
– Blow bande annonce VF
– ‘Blow’ Premiere (VO)
– Director Ted Demme interview on « Blow » (2001) (VO)
Box-Office Mondial de Blow (2001)
Le film Blow (2001), réalisé par Ted Demme avec Johnny Depp, a été produit avec un budget de 53 millions de dollars. Selon Box Office Mojo, il a rapporté environ 83 millions de dollars au box-office mondial, marquant un succès commercial modeste. Ce résultat, porté par la popularité de Johnny Depp, a permis au film de couvrir son budget et de générer un profit, consolidant son statut de film culte.
La musique de Blow (2001) : un voyage dans les années 70
La bande originale de Blow (2001) est bien plus qu’une collection de chansons : elle est une fresque musicale qui donne vie à l’épopée chaotique de George Jung, entre gloire éphémère et chute inéluctable. Des riffs enfiévrés de « Can’t You Hear Me Knocking » à l’énergie festive de « Let’s Boogaloo », en passant par la mise en garde sombre de « That Smell »– un cri d’alarme de Lynyrd Skynyrd contre les ravages des drogues –, chaque titre reflète une facette de cette Amérique des années 70, marquée par la contre-culture et les excès.
Disponible sur les plateformes de streaming (Spotify, Apple Music, Deezer) cette B.O. reste une référence culte, prisée par les fans et inspirant le style des soundtracks modernes par sa capacité à capturer une époque. Plongez dans ces mélodies intemporelles et revivez l’émotion brute de Blow – une soundtrack qui résonne encore, comme un écho de la vie tumultueuse de son protagoniste.
Alors, quelle chanson vous transporte le plus ? Partagez vos coups de cœur et dansez au rythme de cette époque révolue !
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